image  Quatre fois plus d’excédent à Laval que dans les autres grandes villes du Québec image 300x225

Le rapport 2015 du Vérificateur Général de Laval est accablant et préoccupant pour l’administration Demers. Mme Galipeau reproche au maire d’engranger annuellement des surplus faramineux sur le dos des citoyens soit plus de 70 millions pour les trois dernières années. «Pourquoi on persiste à taxer?», se questionne Mme Galipeau.

 

Augmentation inutile de taxes

 

En ayant augmenté le compte de taxes de 5,1 % au cours des deux dernières années, bien au-delà du 3,1% d’inflation, il a taxé inutilement les Lavallois pour réaliser de nombreux projets sans réelle planification et sans consultation et a accumulé des réserves faramineuses de plus de 400M$. Laval a quatre fois plus d’excédent et de réserve que la moyenne de 9 autres grandes villes du Québec.

 

«Laval a accumulé 505,7 M$ en excédent de fonctionnement, réserves financières et fonds réservés. Par rapport à des revenus annuels de fonctionnement consolidés d’environ 844 M$, cela représente un ratio de 60 % alors que la moyenne pour les 9 autres importantes municipalités au Québec est de 15,2 %».

 

Mauvaise gestion

 

La tendance (ou ce complexe d’infériorité) de l’administration Demers de vouloir faire à tout prix de Laval un mini Montréal avec son faux futur Centre-ville, sa Place Bell, son Complexe aquatique, sa copie de la grande bibliothèque de Montréal, hypothèque grandement le développement de services de quartier de proximité tout en alourdissant le fardeau fiscal des Lavallois.

 

De plus, avec l’augmentation de 283 postes de cadres et professionnels depuis son arrivée au pouvoir, une charge annuelle d’environ 30 millions, explique en partie, l’importance pour Marc Demers de taxer les Lavallois. Au conseil municipal du 9 août, il a d’ailleurs affirmé qu’il lui faudrait embaucher encore 500 nouveaux employés pour arriver à la moyenne des autres villes. À Laval, il n’y a aucune volonté d’assainir les finances publiques contrairement à des villes comme Montréal et Québec où les augmentations aux cadres sont à la baisse. La dernière entente avec le personnel de direction de Laval, approuvée par le maire, maintien des généreuses augmentations et d’avantages qui vont à l’encontre de la nécessaire saine gestion d’une ville dans un contexte économique difficile.

 

Les conseillers de Parti Laval dénoncent et s’opposent à cette gestion de laisser-aller et au manque d’orientation des instances politiques dans le but de bien représenter les citoyens et de respecter leur capacité de payer. L’époque des dépenses folles est révolue, mais cela ne semble pas être compris par l’administration actuelle.