Les conseillers municipaux du Parti Laval, Pierre Anthian, Jean Coupal et le chef intérimaire Michel Trottier revendiquent une plus grande autonomie des élus et du conseil municipal dans le cadre des négociations des conventions collectives du personnel régulier des municipalités. Dans cet ordre idée, ils rejoignent entièrement la position des maires de Montréal et de Québec ainsi que celle de l’Union des Municipalités du Québec qui demandent le retrait de l’arbitrage du projet de loi.

 

« Il n’appartient pas à une personne extérieure (arbitre), qui ne connaît rien de la réalité financière de la ville de venir décider pour nous. Les élus sont les représentants de la population et devraient, à juste titre, être ceux qui contrôlent les dépenses», a commenté le conseiller municipal de Fabreville, Michel Trottier.

 

Les membres de Parti Laval voient d’un très bon œil l’intervention du gouvernement après une médiation infructueuse. «La rémunération et les cotisations de l’employeur représentent 53,6% (365 millions) des dépenses de fonctionnement de la ville qui a voté un budget global de 810 millions pour l’année 2016. Reprendre le contrôle de ce poste budgétaire est un incontournable», s’est exprimé Jean Coupal.

 

« L’objectif premier est de tenter d’avoir une entente négociée de bonne foi, mais parfois il y a impasse et un arbitre n’est définitivement pas la solution pour trancher », déclare Pierre Anthian.

 

Écart salarial dû à l’incapacité de négocier

Le salaire des employés municipaux au Québec est en moyenne 38% plus élevé que les salaires de la fonction publique québécoise pour le même emploi. Cet écart s’explique en partie par le peu de pouvoir de négociation des villes qui généralement cédaient sous la pression ou devaient se référer à un arbitre qui rendait des décisions sans tenir compte de la capacité de payer des citoyens.

 

Manque de responsabilité

La position ambiguë du maire Demers qui ne désire pas se rallier dans ce dossier et qui va à l’encontre de la position de l’UMQ dont la Ville de Laval fait partie, est grandement inquiétante pour les finances de la ville. Pour preuve, les généreuses augmentations de 2% par année consenties par le maire au personnel de direction de la ville, quant au Québec la tendance est à les diminuer.

 

Marc Demers vote d’une façon à l’UMQ et tient une autre position de retour à la ville. Ce point de discorde avec l’UMQ a même été l’objet d’un vote auprès du caucus du Mouvement Lavallois afin de décider de  l’adhésion ou non de la ville à l’UMQ. Le maire dit qu’il croit à la négociation mais pas plus tard que le mois dernier, il a dit qu’il n’a pas été impliqué dans les négociations de la loi 15. Il laisse plutôt les fonctionnaires négocier à sa place, leurs propres conditions de travail.