Le maire de Laval, M. Marc Demers, a été obligé de confirmer le «lamentable échec» du financement des célébrations du 50e de Laval, suite à une question du conseiller municipal du district Fabreville, M. Michel Trottier, lors du conseil municipal du 9 août dernier.

La Corporation des célébrations du 50e de Laval avait pour objectif d’amasser 2 millions de dollars en commandites pour financer les festivités du 50e anniversaire de l’île Jésus. Au final, l’organisme n’a amassé que 683 000$ de l’objectif visé, soit à peine 34%. Pour combler ce manque financier, le directeur général de la Corporation, François Leblanc, ancien collègue du chef de cabinet du maire au Bloc Québécois, a dû faire une demande afin que la ville finance les 1,3 million de dollars manquant. La décision a été entérinée par les conseillers du parti du maire, lors d’un vote auquel les représentants du Parti Laval, Pierre Anthian et Michel Trottier, se sont opposés.

«Quand on ne trouve pas l’argent, on ne dépense pas. Une simple question de respect de la capacité de payer des contribuables et de saine gestion», a dénoncé le conseiller municipal de Fabreville, M. Michel Trottier.

MM. Anthian et Trottier dénoncent toujours l’attente du bilan financier de ces célébrations, qui implique plus de 7,2 millions de dollars aux frais des contribuables lavallois, en plus de 2,3 M$ pour la fontaine érigée devant l’hôtel de ville.

Le « boys club » du maire

Malgré l’échec financier de la Corporation des célébrations du 50e anniversaire de Laval chapeauté par M. Leblanc, le maire Marc Demers n’a pas hésité par la suite à l’engager comme conseiller de son cabinet, une promotion fortement dénoncée par M. Trottier, malgré le fait que cela respecte l’autonomie du maire d’embaucher le personnel politique de son choix.

«Même si monsieur Leblanc n’a pas livré la marchandise dans l’exécution de son mandat, le maire lui a offert un emploi dans son cabinet. L’attribution de poste à des amis politique est devenue la norme pour l’administration Demers qui ne cesse de décrier l’administration Vaillancourt, mais qui en fait agit selon les mêmes méthodes. Ces décisions contribuent à ternir la confiance des citoyens envers les élus», a conclu M. Trottier.