Le conseiller municipal de Souvenir-Labelle, Jean Coupal, a déposé une proposition afin que le système électoral de Laval permette une mécanique de colistier, lors du conseil municipal du 6 septembre dernier.

Présent à Montréal et Québec, l’existence de colistiers fait en sorte qu’un candidat à la mairie de tout parti politique autorisé peut également poser sa candidature, conjointement avec un autre candidat, à un poste de conseiller de la Ville. Si un candidat à la mairie n’est pas élu à titre de maire, il peut siéger à titre de conseiller et ainsi garantir un travail d’opposition. Ce système vise à favoriser la stabilité des partis politiques grâce à la présence de leur chef au conseil municipal.

Un pas de plus vers la démocratie municipale

Pour le conseiller municipal de Fabreville, Michel Trottier, le principe de colistier est garant d’une saine représentativité et va de pair avec les valeurs démocratiques défendues par l’administration actuelle, depuis son élection en 2013.

«On tente depuis 2013 de rétablir un climat de confiance, de saine gestion, et de démocratie directe à Laval. Le système de colistier répond à ces critères car il encourage l’arrivée de la relève sur la scène politique lavalloise», s’est exprimé M. Trottier, défendant la proposition de son collègue M. Coupal.

Pour le porteur de cette proposition, M. Coupal, le colistier garantie une opposition saine et efficace. «Les chef(fes) de partis politiques sont souvent les locomotives de leurs partis et les plus connus du public. Ils contribuent à animer la vie politique municipale.  S’ils ne sont pas élus comme maire, on devrait toutefois reconnaître l’appui que leur a donné la population et permettre qu’ils siègent au conseil», a argumenté M. Coupal.

Montréal et Québec, une formule gagnante

Dans les villes de Montréal et de Québec, le système de colistier est déjà en place respectivement depuis 2005 et 2009. L’élection de Louise Harel et de Richard Bergeron dans l’opposition à Montréal avait été réalisée notamment grâce à ce principe.

Cette proposition changerait évidemment de beaucoup le déroulement de la prochaine élection municipale, en novembre prochain. Les discussions sur cette proposition auront lieues dans un mois, lorsque le conseil se réunira de nouveau.