Les conseillers municipaux du parti d’opposition Parti Laval, Michel Trottier et Jean Coupal, se portent à la défense du réseau électrique métropolitain (REM), suite aux fortes réserves exprimées dans un mémoire déposé hier par le maire Marc Demers. 

Ce réseau de 67 km révolutionne le transport urbain en offrant aux usagers une fréquence continue 20h sur 24. Pour les conseillers du Parti Laval, les réserves émises par le maire sur l’échéancier et le budget ne sont ni de sa compétence,  ni dans l’intérêt de la communauté métropolitaine, qui gagnerait à voir son offre de transport diversifiée. 

Une opportunité à saisir 

Le conseiller municipal de Fabreville et chef intérimaire du Parti Laval, Michel Trottier, invoque l’opportunité que ce projet représente pour le futur de Laval, malgré les « technicités » exprimées par le maire Marc Demers. 

«Il faut aller de l’avant en transformant les problèmes en opportunités pour innover. Nous devrions profiter de ce contexte pour promouvoir l’importance d’implanter un réseau efficace de transport d’est en ouest sur le territoire de Laval et tenter d’obtenir plus pour notre ville. Les Lavallois méritent un réseau de transport rapide et efficace pour se déplacer dans la région métropolitaine. L’arrivée de deux gares du REM dans l’ouest de l’Île est le début d’un renouveau pour la mobilité des Lavallois », s’est exprimé M. Trottier. 

Le conseiller municipal de Souvenir-Labelle, Jean Coupal, a quant à lui remis en question les compétences de l’administration pour exprimer des doutes sur des champs de compétences qui ne relèvent pas de son administration. 

« Le financement de ce projet ne provient pas de la Ville, questionner la rentabilité du REM est déplacé dans ce contexte. Questionner le financement et le tracé devant le BAPE alors que ces questions ne sont pas du ressort de cet organisme n’est pas efficace », a commenté M. Coupal. 

Défendre l’innovation 

Les conseillers du Parti Laval voient dans le Réseau électrique métropolitain le projet le plus « avant-gardiste » proposé depuis des décennies dans la région métropolitaine, qui permet d’apporter des alternatives concrètes à l’auto-solo. 

« Encore une fois, M. Demers s’oppose à l’innovation. Ce train électrique de haute performance permettrait de solutionner une bonne partie des problèmes de transport. Sa position d’ «inconfort» face à ce projet et son appui au prolongement des autoroutes 13 et 19 dénotent un grand manque de vision et une incompréhension totale des enjeux actuels de transport », a conclu Michel Trottier.