Les conseillers municipaux du Parti Laval Pierre Anthian, Jean Coupal et Michel Trottier, ont dénoncé et ont voté contre le contrat accordé de 1,7 million de dollars  à la firme Bisson Fortin Architecture + Design pour les services professionnels intégrés pour la réalisation des plans et suivis des travaux du futur Centre de services animaliers de Laval. Ce montant fait partie du montant global de 15 millions prévu pour financer la construction d’un centre animalier annoncée plus tôt cette semaine par le maire de Laval Marc Demers.

Trop cher

Pour le chef intérimaire de la formation politique, Michel Trottier, le besoin d’un centre animalier est indéniable.

« En 2012, nous avions l’opportunité de bâtir un centre animalier en partenariat avec 2 autres municipalités (Terrebonne et Mascouche) au coût de 16 M$, et cela ne s’est pas fait parce que le prix a été jugé trop élevé. Comment se fait-il que maintenant nous construisions un centre animalier exclusivement à Laval, et que les projections budgétaires soient restées les mêmes ? Ça m’apparaît exorbitant, malgré que le besoin existe », s’est exprimé Michel Trottier lors des discussions sur le sujet au conseil municipal.

Absence de détails

Le maire de Laval n’a pas été en mesure de répondre aux questions financières de Jean Coupal, ce dernier se questionnant sur les coûts d’opération de ce centre et des impacts sur le budget de la ville. « Nous ne sommes pas rendus là », a répondu le maire. « Un manque de planification évident qui relève de la pensée magique » selon Jean Coupal.

M. Coupal a comparé la situation de Laval avec celle de la ville de Québec, qui avait projeté de réaliser un centre animalier au tiers du prix.

« À Québec, un budget de 5 M$ avait été prévu pour la construction d’un centre animalier. J’aimerais savoir pourquoi notre évaluation est à ce point plus élevée et quelles alternatives nous avons évaluées avant d’opter pour un projet de 15 M$ » a demandé M. Coupal.

Les conseillers du Parti Laval se sont montrés en faveur d’un projet de centre animalier, mais se sont exprimés contre l’adoption de cette recommandation en raison du prix estimé et de l’absence de détails entourant le projet.

« Nous manquons une belle occasion de développer des partenariats économiques avec les villes avoisinantes et les vétérinaires du territoire de Laval qui auraient sûrement pu offrir quelques-uns des services qui seront offerts dans cette infrastructure » conclue Michel Trottier.