Le Parti Laval désapprouve la hausse de taxe de 1,4%, annoncée ce matin par le maire Marc Demers dans le cadre du dépôt du budget 2017 de la Ville de Laval. Pour les représentants du plus grand parti d’opposition lavallois, cette augmentation de taxes est injustifiée et va à l’encontre des intérêts des citoyens et de la ville. Rappelons que le Parti Laval avait exigé, la semaine dernière, un gel de taxes pour l’année 2017.

Taxes surévaluées 

Le chef de Parti Laval et conseiller municipal du district Fabreville, Michel Trottier, dénonce cette 3e hausse de taxes consécutive aux propriétaires lavallois. L’augmentation prévue en 2017 de 1,4% représente encore une fois « un calcul erroné de l’indice des prix à la consommation » (IPC). Depuis 2015, c’est maintenant 6,5% de taxes qui ont été assumés en trop par les Lavallois, représentant 25,8 millions de dollars . 

Selon l’analyse financière de la Ville de Laval réalisée par le Parti Laval, les coffres de la ville affichaient un montant de 680 millions de dollars le 31 décembre 2015, en plus de produire, depuis 2011, des surplus économiques oscillant entre 20 et 40 millions de dollars. Pour M. Trottier, cette bonne santé financière devrait permettre à la ville de geler  sans aucun problème le compte de taxes pour l’année 2017. 

« Avec des coffres aussi bien remplis, il est inacceptable de surtaxer les citoyens pour financer des mégas projets loin des réels besoins des différents quartiers de Laval »,  a affirmé Michel Trottier.

Explosion de l’appareil administratif

Les conseillers du Parti Laval dénoncent l’embauche massive pour des postes administratifs à la ville. En quatre ans, les postes administratifs de la ville ont augmenté de 15,6%, soit 485 postes équivalents à une charge de travail temps plein au coût de 60,4 millions par année. De 2016 à 2017, 51 cadres et professionnels ont été embauchés dans l’appareil administratif alors que seulement 3 cols bleus faisaient leur entrée à la ville. Probablement une des raisons des nombreuses critiques des citoyens du manque de service de proximité.

« L’explosion des effectifs municipaux affectera les finances de la ville pour de nombreuses années en raison de son poids dans le budget annuel. »  A commenté M. Trottier.

Mauvaise gestion financière

Le Parti Laval critique la gestion des finances municipales, observant la hausse du fardeau fiscal par habitant. En 2015, la dette de Laval s’élevait à 967$ par habitant. Avec les choix budgétaires actuels et prévus pour l’année 2017, la dette s’élèverait à 1,296$ en 2019, soit une augmentation de 34 %. Le Parti Laval y voit les conséquences des grands projets centralisés dans un centre-ville non désiré prévus par l’administration Demers, notamment la Place Bell, le complexe aquatique de 57 millions de dollars et la grande bibliothèque. 

« Dans un contexte budgétaire favorable et avec la fin de la saga Vaillancourt, il aurait été judicieux de donner du répit à nos citoyens en proposant un gel ou une diminution du compte de taxes. Malheureusement, les idées de grandeur du maire ont priorité sur la capacité de payer des citoyens. » Conclut Michel Trottier.

Les conseillers du Parti Laval poursuivront l’analyse du budget et du programme triennal d’immobilisation (PTI) en vue des séances plénières prévues à cet effet mercredi. S’il n’y a aucun changement suite aux discussions, les conseillers du Parti Laval Pierre Anthian, Jean Coupal et Michel Trottier n’approuveront pas l’adoption du budget, prévue ce jeudi 8 décembre


Voir ci-bas le document de visualisation sur la rémunération de l’effectif municipal.

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