Laval, le 28 décembre 2016

 

Devant les multiples récapitulatives de l’année 2016, un point de vue different s’impose. Dans une chronique du Courrier Laval intitulée « Vos taxes mythes et réalités » publiée le 21 décembre dernier, le maire de Laval, Marc Demers, tente de vous faire avaler la troisième augmentation de taxes consécutive en ne vous disant pas toute la vérité.

Depuis les budgets 2015 et 2016, les taxes municipales ont augmenté de 5,1% , alors que l’indice du prix à la consommation (IPC) n’a augmenté que de 2,1%.  Pendant ces deux années, les Lavallois ont été surtaxés de 16,6 millions de dollars (3%). La stratégie du maire est de fixer un IPC élevé pour préparer le budget et d’affirmer que son augmentation de taxes est en dessous de ce seuil.  Sa stratégie a été la même pour 2017. Il a décrété un IPC de 2% pour justifier l’augmentation des taxes de 1,4%. Pendant ce temps à Québec, l’augmentation des taxes sera de 0% et à Longueuil de 0,5%. Soyons clairs: nous vivons dans la même province et il n’y a aucune raison pour que les Lavallois paient plus que les autres.

Le maire affirme que tout augmente et qu’il faut suivre le rythme. Le Parti Laval est en total désaccord avec cette affirmation pour les raisons suivantes :

Avant de refiler la facture aux citoyens, il faut diminuer les dépenses inutiles à l’interne. Ce qui n’est pas fait.

Il y a eu explosion de l’appareil administratif depuis l’arrivée au pouvoir de Marc Demers. 485 employés supplémentaires, principalement des cadres et des professionnels, se sont ajoutés à la structure. Nous évaluons à plus de 60 millions le coût annuel de ces ajouts.

Les contrats à l’externe sont toujours aussi nombreux même si les services de la ville ont la capacité d’effectuer ce travail.

  • Consultation publique : 476 000$
  • Agence de communication pour refaire l’image de Laval: 834 000$
  • Rédaction de la Politique du stationnement: 430 000$
  • Inspection et réparation modules de jeux : 699 000$

Avec des surplus économiques de 415 millions de dollars accumulés au cours des dernières années, il n’y a aucune raison de taxer les citoyens, car nous avons déjà l’argent.

Bon an, mal an, la ville enregistre des surplus économiques d’environ 40 millions de dollars.

Le problème de surverse ne se réglera pas avec le budget de la ville. Les surverses dans les rivières lors de fortes pluies ne pourront se régler sans le soutien des gouvernements supérieurs. C’est un problème au travers le Québec qui va bien au-delà de la capacité de payer de la ville de Laval.

Nous avons récupéré 18,9 millions avec les ententes pour assainir les fonds de pension des employés de la ville.

Pour 2017, nous recevrons 25,9 millions en droit de mutation immobilière de la part des nouveaux propriétaires lavallois. Un élément de plus pour ne pas augmenter les citoyens déjà largement surtaxés.

Il existait de nombreuses façons de vous épargner les hausses de taxes au cours des dernières années. Malheureusement, le maire choisit de financer des projets pour lesquels les citoyens ne sont pas consultés, qui mobilisent une grande partie du budget et qui justifient une hausse de taxes. 

Concrètement:

  • La fontaine devant l’hôtel de ville et son nouveau parvis (2,3 millions $)
  • Le Centre animalier (15 millions $)
  • La Place Bell (240 millions $) 
  • Le Complexe aquatique (57 millions $)

En raison de notre excellente santé financière, Laval devrait être un chef de file en matière de saine gestion. Par son manque de vision, Marc Demers entraine les Lavallois dans des dépenses de mégas-structures, toutes situées au même endroit, dans ce centre-ville rarement fréquenté. Pendant ce temps, près de chez-vous, dans votre rue, dans votre quartier, je ne suis pas convaincu que vous ayez eu un grand retour sur votre investissement en taxes. Vous aurez la chance de corriger cela lors des élections du 5 novembre 2017.

En toute collaboration,

Michel Trottier