Le chef de Parti Laval et conseiller municipal du district Fabreville, Michel Trottier, somme le maire de Laval d’assumer son rôle et d’en venir à une entente avec les policiers de Laval, en négociation avec la Ville depuis plus de 3 ans. De plus, devant les informations préoccupantes rapportées à l’émission J.E. du 21 février et dans un article de La Presse, M. Trottier demande au maire de prendre des actions afin d’assurer à la population un service de police fonctionnel et sécuritaire.

« Avec le climat de négociations tendu et les révélations préoccupantes de l’émission J.E., j’ai l’impression que notre service de police est assis sur une bombe à retardement qui pourrait éclater à tous moments et avoir un impact sur la qualité des services auxquels les citoyens ont droit. Le maire a le devoir d’agir rapidement. » Affirme Michel Trottier.

 

Politique du silence 

En arbitrage depuis plusieurs mois, le corps de police est le seul groupe d’employés de la ville à ne pas avoir signé leur convention collective. Dans un geste rare en période de négociations, la Ville de Laval a fait parvenir à la Fraternité des policiers de Laval une mise en demeure la semaine dernière. Pour le chef du Parti Laval, cette attitude belliqueuse nuit aux négociations et à la résolution du conflit. M. Trottier dénonce fortement la gestion de ce dossier par l’administration Demers.

« La mise en demeure de la Ville adressée à la Fraternité des policiers de Laval est la goutte qui fait déborder le vase dans ce conflit qui ne cesse de s’envenimer. En tant que maire, il est de sa responsabilité de ramener tous les acteurs autour de la table et de jouer un rôle de facilitateur. Un climat malsain règne actuellement et c’est l’image de la ville de Laval et la confiance des citoyens qui en souffre. Je demande au maire de s’asseoir avec la Fraternité des policiers et de régler la situation une fois pour toutes », s’est exprimé M. Trottier.

 

Rétablir la confiance des citoyens 

Les allégations sur le service des enquêtes internes du SPVM rapportées dans un reportage de J.E. la semaine dernière, a créé une onde de choc qui se répercute également à Laval et soulève des questionnements.

Vendredi dernier, La Presse publiait un article stipulant que:

«[…] les deux grands patrons actuels de la police de Laval, le directeur Pierre Brochet et le directeur adjoint Michel Guillemette, ont été respectivement numéro deux et assistant directeur, responsable des enquêtes internes du SPVM à l’époque de l’ancien chef Marc Parent. À ce titre, ils ont été au coeur de la suspension des policiers Giovanni Di Feo et Jimmy Cacchione, qui ont dénoncé de présumées pratiques illégales des enquêtes internes du SPVM à l’émission J.E. »

Devant ces éléments, le chef du Parti Laval, Michel Trottier, exige que Marc Demers clarifie la situation rapidement et présente des actions concrètes pour assurer aux Lavallois le maintien de la qualité des services du corps de police.