Les conseillers du Parti Laval accusent le maire de Laval, Marc Demers, de s’attribuer injustement la récupération des sommes volées par l’ex-maire Vaillancourt et des firmes collusionnaires, tel qu’annoncé lors du brunch annuel du Mouvement Lavallois, organisé hier au Centre de congrès Palace de Laval.

 

Minimiser les controverses

Pour le chef du Parti Laval, le maire et son parti politique, le Mouvement Lavallois, s’attribuent des victoires dont ils n’ont pas la responsabilité afin de réduire l’impact du financement politique illégal dont a été accusé M. Demers samedi. Michel Trottier rappelle que les sommes récoltées de M. Vaillancourt et des entreprises collusionnaires sont le résultat du travail de l’UPAC et du gouvernement provincial dans le cadre du programme de remboursement volontaire instauré en novembre 2015 et pour lequel les compagnies désireuses de prendre entente avaient jusqu’au 1er novembre pour signifier leur intention au responsable de la mesure, l’ancien juge François Rolland.

« Le maire Demers fait de la récupération politique d’un travail colossal réalisé par l’UPAC et d’un programme de remboursement volontaire novateur du gouvernement. C’est vraiment manquer de respect que de ne pas reconnaître le travail antérieur accompli et de s’attribuer le mérite de la récupération de ces sommes par la Ville de Laval. » affirme Michel Trottier

 

Aucune consultation pour l’investissement des millions récupérés

Lors de ce brunch, le maire a annoncé investir les millions récupérés de M. Vaillancourt dans la construction d’une structure inédite et avant-gardiste pour les jeunes. N’étant pas contre l’idée, M. Trottier dénonce, une fois de plus, l’absence de consultation citoyenne pour l’utilisation de ces fonds.

« Utiliser les fonds récupérés pour une structure dédiée aux jeunes n’est peut-être pas une mauvaise idée, mais c’est encore une fois l’idée d’une seule et unique personne, le maire. Celui-là même qui a décidé que les citoyens avaient besoin d’une fontaine de 2,3 millions et de vous voter un règlement sur les animaux contester par tous. Cet argent a été volé des poches des citoyens. Pour une fois, pourrions-nous consulter les citoyens avant de décider quel sera le projet d’investissement choisi ? » demande Michel Trottier.

 

Un maire au-dessus des lois

Les conseillers du Parti Laval dénoncent l’absence de crédibilité du maire devant les multiples controverses qui l’accompagnent depuis son élection en 2013.

« En tant qu’ancien policier, il ne peut ignorer la loi. Pourtant, il a dépassé la limite permise d’un prêt à sa campagne électorale, il a profité d’une zone grise de la loi pour se présenter à la mairie, et il s’octroie le mérite du dossier Vaillancourt alors qu’il n’y est absolument pour rien. Le discours de la justice ne lui sied plus aussi bien », a commenté le conseiller municipal de Souvenir-Labelle, Jean Coupal.