Le chef de l’opposition officielle, Michel Trottier, juge que le maire de Laval, Marc Demers, n’a plus la légitimité pour administrer la ville de Laval depuis qu’il a été reconnu coupable de financement illégal pour le prêt de 28 000 $ qu’il a accordé à la campagne électorale de son parti politique, en 2013, alors que la limite était fixée à 10 000$.

Une amende pouvant atteindre 10 000$

Coupable suite à un jugement sans équivoque, le maire Demers s’expose maintenant à une peine de 500$ à 10 000$ qui sera établie le 18 avril prochain. En espérant que la sanction sera à la hauteur de l’infraction commise, le chef de l’Opposition officielle se désole pour les lavallois qui se voient trahis, une fois encore, par leur premier magistrat.

« C’est tellement désolant, alors que l’élection de 2013 devait permettre aux lavallois de tourner la page avec de difficiles années de fraudes et de malversations, on apprend aujourd’hui, qu’avant même d’être élu, Marc Demers s’adonnait à du financement politique illégal ». Soutient M. Trottier. 

Dans le respect des citoyens lavallois, le chef de l’Opposition officielle invite le maire à démissionner de ses fonctions.

« Remettre au Fonds-du-Souvenir»

Le chef de l’Opposition officielle est d’avis que le maire de Laval a perdu toute sa crédibilité et il n’est désormais plus en position de pouvoir réclamer quoique ce soit devant les entreprises collusionnaires lavalloises, lui étant désormais impossible de défendre le discours d’intégrité de son parti.  Il invite par ailleurs Marc Demers à remettre la valeur de son don illégal de 18 000$ au Fonds du Souvenir qui finance des projets appuyant la jeunesse lavalloise. 

« Le maire de Laval et son entourage ont perdu leur crédibilité et affectent celle de Laval. J’invite M. Demers à faire un examen de conscience et à remettre au Fonds du Souvenir, un fond créé afin que nous puissions remettre aux enfants lavallois l’argent détourné par la corruption et la collusion, la valeur du don illégal qu’il a accordé à son parti politique en 2013. » Ajoute M. Trottier. 

Enquête du BIEL

M. Trottier déposera une plainte formelle au BIEL, invitant par ailleurs le Bureau à mener une enquête approfondie et diligente en lien avec la capacité de gouverner du maire malgré sa condamnation.

«  Je suis désolé, mais laisser un budget de 850 millions par année entre les mains d’un maire et d’une équipe qui ne se donne pas la peine de connaître les règles de base du financement politique, c’est extrêmement dérangeant. J’invite le BIEL à procéder rapidement à une enquête ». Affirme M. Trottier.