Le chef de l’Opposition officielle, Michel Trottier, dénonce l’ «improvisation financière » dans la gestion du futur Complexe aquatique lavallois, dont les investissements des gouvernements provincial et fédéral n’ont toujours pas été confirmés malgré l’annonce en grande pompe du projet retenu.

Manque de considération pour les partenaires

M. Trottier regrette le « travail en silo » effectué par l’administration Demers dans la planification budgétaire du projet.

« L’administration Demers a annoncé un projet de 61 millions dont les modalités de financement sont encore floues et totalement financé par les contribuables lavallois. Actuellement, on accule maladroitement les paliers provinciaux fédéraux au pied du mur alors qu’ils ont été exclus de toutes les annonces précédentes du projet. Un travail de planification collaboratif en amont aurait mieux profité à toute la communauté.»

Manque criant de piscines de quartier

Par ailleurs, le chef de l’Opposition officielle ajoute que le manque criant de piscines de quartier ne sera pas résolu par le Complexe aquatique. L’emplacement centralisé de ce projet ne répond pas selon lui, aux objectifs de mobilité active et à la demande d’infrastructures de proximité exigés par les citoyens.

« Nous sommes la Ville avec le plus bas ratio de piscines intérieures et d’arénas par 100 000 habitants. Des projets comme la Place Bell ou le complexe aquatique ne contribuent pas à améliorer ce ratio. Avec le budget alloué au Complexe aquatique, plusieurs piscines de grande qualité et de plus petite envergure auraient pu desservir les quartiers résidentiels plus efficacement. » Déplore M. Trottier.

Afin d’améliorer ce ratio de services de proximité par habitant, rappelons que la formation politique de M. Trottier, le Parti Laval, proposait d’utiliser le même budget pour construire 3 complexes aquatiques mieux répartis sur le territoire lavallois, de taille plus modeste au coût de 20 millions chacun.