Le chef de l’Opposition officielle, Michel Trottier, invite le maire de Laval, Marc Demers, à quitter ses fonctions suite à sa condamnation pour atteinte à la réputation à l’égard de l’ancien conseiller municipal de Laval-des-Rapides, Pierre Anthian, rendue hier par la juge de la Cour du Québec Julie Messier.

Une crédibilité entachée

C’est la deuxième fois que le maire de Laval est reconnu coupable devant les tribunaux en 2018. Au mois de mars, le maire avait été reconnu coupable d’avoir octroyé un prêt à son parti politique frôlant le double de la limite permise par la Loi lors de la campagne électorale de 2013. Au mois de mai, des membres de son parti politique, le Mouvement Lavallois, ont reproché à Marc Demers d’avoir manipulé les résultats d’un vote interne, menant à la crise qui a secoué l’hôtel de ville. Le 18 juillet dernier, les médias rapportaient que les coûts de construction du complexe aquatique pourraient atteindre le double des prévisions. Pour le chef de l’Opposition officielle, ces événements récents confirment que le maire n’a plus la crédibilité pour occuper ses fonctions.
« Nous ne pouvons plus tolérer que le maire de Laval contribue à médiatiser la ville pour de mauvaises raisons. La confiance est essentielle à l’exercice de ses fonctions et M. Demers ne l’a plus ni de la part des élus, ni de la population. La démission du maire est nécessaire au rétablissement de l’honneur et de la réputation de Laval ».  Déclare le chef de l’Opposition officielle, Michel Trottier.

Contravention au code d’éthique des élus de la Ville de Laval

Le chef de l’Opposition officielle rappelle également que la condamnation du maire de Laval pour atteinte à la réputation est incompatible avec le code qui régit l’ensemble des élus de la Ville.
L’article 6.1.2  du  Code d’éthique et de déontologie stipule que :
« Dans le cadre de son rôle, le membre (du Conseil) … doit respecter la dignité, le droit à la vie privée et la réputation de toute personne…»  Notamment, il doit favoriser un environnement de travail et des relations professionnelles saines, respectueuses et exemptes de harcèlement. ».
La sanction  pour un manquement au Code d’éthique et de déontologie peut aller jusqu’à une suspension de 90 jours suite au dépôt d’une plainte et à une enquête du ministre des Affaires municipales et de l’Occupation du territoire du Québec.
« Par sa condamnation, le maire contrevient aux valeurs du Code d’éthique et de déontologie des élus, à l’honneur de sa fonction et à la réputation de la Ville. Dans ces circonstances, le maire doit reconnaître qu’il n’a plus la crédibilité pour occuper son poste ». Conclut M. Trottier.
La prochaine séance du conseil municipal se tiendra le 7 août prochain.